Pardonner le passé pour créer l’avenir – Dr Joe Dispenza

Pardonner le passé pour créer l’avenir – Dr Joe Dispenza

Par Joe Dispenza

Avec la fin de l’année 2019 et à l’aube de la nouvelle décennie, parlons du pardon.

Nous avons tous connu des situations dans notre vie où nous avons été choqués, trahis, traumatisés, manipulés ou abusés d’une manière ou d’une autre. Nous sommes tous d’accord pour dire que de par leur gravité émotionnelle, ces situations s’impriment très fortement dans notre biologie. En fait, plus la réaction émotionnelle à une personne, à un problème ou à une expérience est forte, plus nous sommes affectés intérieurement.

Lorsque ce genre de bouleversements se produit, nos systèmes d’alarme interne s’activent et, parce que l’événement est synonyme de menace ou de souffrance, le cerveau fige le cadre et prend une photo instantanée de cet événement externe. Nous pourrions alors dire que le cerveau a capturé un instantané dans le temps – un instantané qui n’existe en fait plus – et que, en faisant cela, l’événement devient neurologiquement inscrit dans notre cerveau. Une autre façon de dire cela est que l’événement a laissé une empreinte physique dans notre biologie. Nous appelons cela une mémoire à long terme.

L’effet secondaire de ce choc sur notre organisme c’est que, en raison de la force de l’émotion, les substances chimiques du stress qui sont nécessaire à notre survie sont déclenchées. Comme ces substances chimiques (qui sont le produit des émotions) sont extrêmement désagréables, nous faisons tout ce que nous pouvons pour les éviter. Ce qui est paradoxal, c’est qu’en essayant de les éviter, nous continuons à revivre et à revisiter le souvenir de l’événement encore et encore, et nous restons coincés dans une boucle de pensées et de ressentis en lien avec ces émotions que nous ne voulons pas ressentir.

C’est ici que commence le processus de conditionnement – en faisant continuellement l’expérience conjointe d’une pensée et d’un ressenti, d’une image et d’une émotion, d’un stimulus et d’une réponse. Dans ce processus répétitif, non seulement la mémoire s’enregistre dans le cerveau, mais en plus, l’émotion ou le ressenti s’imprime dans le corps. C’est ainsi que le corps devient tributaire d’instructions chimiques et, par conséquent, le corps est conditionné inconsciemment et devient la pensée de cette émotion. Le traumatisme vit alors aussi bien dans le corps que dans le cerveau.

Parce que le corps est objectif, il ne connaît pas la différence entre l’expérience réelle qui a donné naissance à l’émotion et la mémoire dans le cerveau qui déclenche cette émotion. Si les pensées sont le langage du cerveau et les sensations celui du corps, et si la façon dont nous pensons et dont nous nous ressentons constitue ce que nous sommes, alors il est logique que ce que nous sommes est intimement lié et conditionné émotionnellement au passé.

En se remémorant sans cesse le même souvenir, nous activons et connectons les mêmes circuits pour créer des réseaux neuronaux (qui deviennent alors automatiques ), ce qui fait qu’il nous est plus facile de nous souvenir de ce passé douloureux. De plus, nous aurons tendance à avoir les mêmes ressentis parce que le corps fabrique les mêmes substances chimiques et les mêmes hormones chaque jour. La résultante des émotions de peur, de colère, d’hostilité, de frustration, de douleur, de souffrance et ainsi de suite, parce qu’elles déclenchent des hormones de stress et le système de survie, est que le cerveau dit au corps de se préparer à l’événement au cas où il se reproduirait. Maintenant, devinez ce qui se passe ? Devinez quelle est la somme totale de ce processus entropique ?

Toute notre perception du monde se construite sur ce souvenir. C’est ce qui maintient notre corps connecté au passé. En d’autres termes, nous voyons le monde pareil que l’histoire que nous nous racontons du passé.

Maintenant, si l’on part du principe que là où l’on place notre attention c’est là où l’on place notre énergie, quand on s’accroche à un problème et qu’on garde notre attention sur l’événement du passé ou sur la personne qui, selon nous, est responsable de notre douleur, on laisse cette personne ou cet événement nous prendre émotionnellement en otage. Cela signifie que l’on abandonne notre énergie, notre pouvoir de création et notre force vitale à quelqu’un ou quelque chose d’extérieur à nous. C’est une énergie vitale qui peut être utilisée pour créer un nouvel avenir, une nouvelle destinée, une santé optimale, ou même une expérience mystique. Alor la question se pose : Quelle part de votre énergie créative pourriez-vous utiliser pour changer votre vie ou votre corps?

La bonne nouvelle est que nous savons maintenant que, quand vous méditez, si, au lieu de vous laisser aller à ces ressentis ou émotions inconfortables, vous ramenez votre corps à la sécurité du moment présent, cela vous permet de diminuer le volume de ces émotions et de ces pensées. Lorsque vous faites cela, vous signalez au corps qu’il n’est plus un esprit émotionnel. C’est vous, votre volonté consciente, qui êtes maintenant aux commandes. Chaque fois que vous posez cet acte de défi qui consiste à ramener le corps dans le moment présent, une libération d’énergie se produit. C’est le début du processus de reconditionnement. Chaque fois que vous vous dépassez de cette manière, c’est une victoire – et chaque victoire s’ajoute à la précédente.

Dans un sens, en vous libérant des pensées et des émotions du passé et en revenant au moment présent, vous commencez à rompre le lien énergétique qui vous lie à cette personne, à ce problème ou à cette expérience douloureuse. Lorsque vous faites un certain nombre de fois, vous n’êtes plus régi par les émotions négatives parce que vous avez détourné votre attention de ces émotions. En ne ressentant plus ces émotions, vous cesserez naturellement d’y penser. C’est cela le pardon.

Nous pourrions dire que pardonner c’est aller vers un niveau de conscience plus élevé où nous ne sommes plus définis par les problèmes de notre passé. Maintenant, du haut de cette montagne que vous avez demandé à votre corps de gravir, vous pouvez regarder en arrière le paysage ainsi que le paysage mental que vous avez traversés, et ce faisant, voir la valeur de la leçon apprise à partir d’un autre niveau de conscience. Il est donc juste de dire que le vrai pardon consiste à supprimer la charge émotionnelle ainsi que le lien énergétique de notre passé douloureux, quel qu’il soit. Ce avec quoi vous restez alors est un souvenir. Et un souvenir sans charge émotionnelle, cela s’appelle de la sagesse – et c’est le nom que l’on donne au jeu dans la réalité tridimensionnelle. Maintenant, vous êtes prêt à créer un nouvel avenir.

Voici pour une Bonne Année : pardonner le passé et utiliser toute cette énergie vitale libérée pour créer un nouvel avenir pour vous-même, votre famille, l’humanité et la Terre Mère.

C’est le moment de donner et de pardonner.

Cet article est une traduction de l’article paru le 20 décembre 2019 sur le blog de Dr Joe Dispenza. Pour lire l’article en anglais, cliquez ici.

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