Être réceptif aux symptômes

Lorsque l’anxiété, la tristesse ou la colère se présentent à vous ou à vos clients, y êtes-vous réceptif ? Qu’en est-il des autres « symptômes » ? Les invitez-vous à vous dire certaines choses ? Êtes-vous à l’écoute de leurs préoccupations et de leurs problèmes ? Ou bien réagissez-vous (ou vos clients réagissent-ils) par la peur ou le dégoût ? Les considère-t-on comme quelque chose d’« externe » qui doit être frappé d’interdit ou que l’on peut mettre aux oubliettes par la pratique de quelques « tapotements » ?

Nos clients sont nombreux à vouloir se débarrasser de leurs problèmes aussi rapidement que possible. Quels qu’ils soient, les symptômes passent pour indésirables, mauvais, problématiques, ou sont considérés comme signes de faiblesse ou de maladie. La communauté de la médicine allopathique et la culture occidentale grande majorité, ont tendance à catégoriser certains symptômes au titre de trouble mental qu’il faut « redresser et guérir », de préférence aussi rapidement que possible.

Malheureusement, on peut aussi recourir aux techniques psycho-énergétiques dans un cadre de référence similaire. On peut être séduit par l’idée de pouvoir se débarrasser d’un symptôme aussi rapidement que possible en pratiquant des « tapotements » ou la méthode du Touch and Breathe (« toucher et respirer »), la TAT (Tapas Acupressure Technique) ou le WHEE (Wholistic Hybrid of EMDR and EFT), ou par la stimulation des chakras. Et que la meilleure technique gagne !

Nous devons équilibrer notre désir d’aider à alléger la souffrance de nos clients aussi efficacement que possible en ayant la grande sagesse d’être présents avec eux (et nous-mêmes) afin que nous puissions aborder la situation plus en profondeur et de façon plus complète. Mais comment faire ? Je ne détiens pas vraiment la formule secrète. Franchement, à votre place, je serais très prudent si quelqu’un manifestait le désir de me la révéler. Voici quelques lignes directrices et questions qu’il ne faut pas perdre de vue.

  • Passer du temps et être attentif pour pouvoir recevoir le symptôme dans l’espace. L’avez-vous déjà fait (littéralement) à voix haute ? Cette pratique a un effet très intéressant.
  • Une fois le symptôme reçu, voyez ce qu’il veut communiquer. Qu’est-ce que vous évitez ou ne voyez pas, ou qu’est que le client en voit pas ou évite ? Comment ressentez-vous ou comment le client ressent-il ce déséquilibre ?
  • Allez droit au but, droit au « vrai » problème, à la « vraie » expérience, au « vrai » blocage, etc., qui fait du symptôme un excellent messager. Faites un tour d’EFT sur ce thème.
  • Lorsque vous adoptez une approche psycho-énergétique avec une certaine personne, concentrez vous sur « l’écoute » ou « la détection » des informations dans ce domaine plutôt que de vous contenter de ramener le score « 0 » à l’échelle SUDS en adoptant une position fondée sur vous-même. Autrement dit, considérez tout ce qui peut se classer comme informations pour vous guider et guider votre client. Soyez-y réceptif.
  • Faites de la place et faites preuve de curiosité pour savoir comment vos symptômes sont nos amis et nos maîtres, ou, tout du moins, représentent des aspects très intéressants de notre expérience humaine.
  • Soyez conscient de la mesure dans laquelle vous abordez, ou vos clients abordent les « symptômes » soit par un réaction d’aversion, et par l’esquive. Soit dit en passant, pour peu que vous en deveniez conscient, devinez ce qu’il faut faire ? Accueillir l’esquive et l’aversion à bras ouverts ! Il ne s’agit là que de symptômes supplémentaires. Quels enseignements peut-on en tirer ?

Tout ce dont je viens de parler ici s’applique au travail avec les individus, les couples, les familles et les cultures. Qu’allez-vous ajouter à ma liste de suggestions ? Veuillez poster vos commentaires ci-dessous.

Auteur : Robert Schwarz, PsyD, DCEP

Source : https://acepblog.org/2016/11/03/welcoming-symptoms/